Parfois, la caractérisation est plus subtile et on évoque alors que la vraie particularité du Rectifié c'est le fait d'avoir une doctrine. C'est probablement cela la vraie réponse dans la mesure où les autres régimes n'ont effectivement pas de doctrine. De plus cette doctrine est assez bien exprimée dans le corpus rituélique du Régime (instructions des différentes classes notamment). Evidemment cette caractéristique-ci ne s'oppose pas au christianisme du Régime dans la mesure où cette doctrine n'est rien d'autres qu'une déclinaison particulière du Christianisme. On dit régulièrement et, un peu trop rapidement que la doctrine rectifiée n'est autre que la doctrine martinésienne (de Martines de Pasqually). En réalité les choses sont plus subtile que cela : Willermoz, créateur du rectifié, a élaboré la doctrine du rectifié en partant de la doctrine de son maître Martines. Ainsi le willermozisme est il fils du martinésisme et pas nécessairement sa réplique exacte. J'y reviendrais un jour plus en détail mais notons simplement, en paraphrasant Robert Amadou, que si l'un et l'autre sont judéo-chrétiens, Martines est plus juif que chrétien et Willermoz est plus, beaucoup plus, chrétien que juif.
Je poursuivrais cette série de six billets en évoquant les caractéristiques détaillées :
- de manière transversale dans la classe maçonnique
- dans le grade d'apprenti
- dans le grade de compagnon
- dans le grade de maître
- dans le grade de maître écossais de saint André
J'ai séparé cela en plusieurs billets de manière à ce que chacun, en son âme et conscience, ne lise que les billets correspondant à des grades qu'il a déjà reçu et vécu. Je m'efforcerais évidemment de ne pas révéler les éléments devant, traditionnellement, resté secret : "les mots, signes et attouchements".


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