Bienvenu sur mon Blog

Bienvenu sur le blog d'un Chevalier bienfaisant de la cité sainte. Les billets de ce blog n'expriment que mon point de vue personnel.
Les billets antérieurs au 26 décembre 2008 sont toujours disponibles à l'ancienne adresse et sont aussi accessibles par le biais du classement thématique disponible ici et également dans la barre de droite de la présente page sous le titre "My delicious tags".

mardi 31 mars 2009

Radio orthodoxe en ligne et en arabe


Une radio orthodoxe en ligne et en arabe existe désormais. On pourra écouter les hymnes et cantiques de l'Eglise d'Antioche. On pourra aussi écouter des conférences spirituels et théologiques données par des théologiens de l'Eglise d'Antioche.
Tout cela est disponible à cette adresse :
http://www.orthodoxiya.org/
Bonne écoute

Merci à O. S. pour ce lien

vendredi 27 mars 2009

Le programme que nous remémore le Philosophe inconnu

Robert Amadou, dans son magistral Occident, Orient. Parcours d'une tradition (Cariscript, 1988, p. 133) écrit :
Une fois pour toutes, le Philosophe inconnu fixe, remémore le programme tout traditionnel, dans les titres de ses quatre ouvrages qui incluent le mot homme. Connaissons notre état présent : Ecce homo ; sachons quel est notre état perdu, à recouvrer, et en mieux : l'homme de désir ; renaissons d'en hait et en esprit : Le nouvel homme ; aidons l'autre et même l'Autre : le ministère de l'homme-esprit. Chacun selon sa vocation, dans sa situation. C'est vrai que nous sommes comme des dieux, pas même des dieux, mais assez en similitude pour nous en trouver bien marris. Point de solution que de devenir Dieu. Mais en esprit et en vérité, de la seule manière possible et réelle : avec Sophie. Et que la réintégration soit celle de tous les êtres.

dimanche 22 mars 2009

La croix en tant que symbole central de l'initiation chrétienne

A mi parcours entre le début et la fin du jeûne précédent la fête de Pâques, l'Eglise propose le symbole de la Croix à l'intelligence des fidèles.
Du point de l'initiation que propose la Franc-maçonnerie chrétienne et ses différents développements, la Croix joue un rôle assez central... Elle est le symbole chrétien majeur. C’est ce symbole que nos ordres ont choisi de mettre en exergue :
  • Les CBCS le porte sur leurs manteaux, sur leurs couvre-chefs au niveau du front et sous forme de croix pectorales (croix grecque pattée de gueules)
  • Les chevaliers de Malte et ceux du Temple la porte comme les CBCS selon des couleurs qui leur sont spécifiques (croix grecque pattée d’argent pour les chevaliers de Malte et de gueules pour les chevaliers du Temple)
  • Les Rose+Croix en ont fait naturellement le symbole premier du rituel de réception en chapitre de SPR+C et là aussi il est présent sur le bijou, sur le sautoir et sur le tablier (croix latine, noire, rouge ou dorée avec une rose en son centre)
  • La croix est indirectement présente dans la loge écossaise de saint André sous la forme d’une croix de saint André en forme de X, au revers du bijou et sur le quatrième tableau dans sa partie basse
Le Grand Prieuré des Gaules est même allé plus loin en en faisant son symbole unique puisque la croix des CBCS doublée d’elle-même en son cœur a été retenue comme insigne unique de notre obédience à partir de 2001.
Pour mieux comprendre le sens que porte ce symbole, peut-on citer l'une des hymnes chantées (Lucernaire, ton 5) en ce dimanche de la Sainte Croix dit :
Ô croix du Seigneur, toi que le monde désire,
fais luire dans les cœurs de ceux qui te vénèrent
et qui t'embrassent avec un amour inspiré de Dieu
les splendeurs lumineuses de ta grâce ;
par toi les pleurs d'affliction ont cessé,
nous avons été délivrés des filets de la mort
et nous sommes parvenus à la joie qui n’a pas de fin.
Montre la splendeur de ta beauté
et accorde le don de tempérance
à tes serviteurs qui implorent avec foi
ton secours généreux et la grande miséricorde.

jeudi 19 mars 2009

Benoît XVI, l'Afrique et le Sida

Encore une fois, les bienpensants de tous bords sont scandalisés par la position de l'Eglise catholique vis-à-vis du drame du Sida en Afrique. On réclame à l'Eglise de renier ses positions de principes et de "rentrer dans le rang". On qualifie de tous les noms l'Evêque de Rome parce qu'il réaffirme la position de principe.

Les journalistes et autres hommes politiques sans parler de certainss catholiques ont retenu cette phrase :
on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème.
Benoît XVI a dit ceci (Mardi 17 mars 2009. Source: salle de presse du Saint-Siège [Verbatim-La Croix]) :
Philippe Visseyrias, France 2: Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI: Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est à dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.
Evidemment, les bien pensants vont être choqué plus vite que leur ombre. Ils ne se diront, à aucun moment, que l'influence de l'Evêque de Rome se limite à se ouailles et que ces ouailles, si elles sont fidèles au message de l'Eglise, n'ont aucun problème à respecter la "directive" de cahsteté. Evidemment, personne n'oblige qui que ce soit à respecter ce message, mais si on se dit chrétien on s'y soumet et si on ne s'y soumet pas, on le est en effraction mais on l'est en connaissance de cause.

Personne, donc, n'exclue le préservatif comme solution pour tout ceux qui sont en dehors de ce périmètre précis. Et en dehors de ce périmètre précis, l'Evêque de Rome n'a pas de prérogative particulière. Il est donc normal qu'il se cantonne dans son périmètre et selon les principes mêmes qui régissent ce périmètre.

Où est le problème ?

Peut être qu'on le juge "dangereux" simplement parce qu'allemand, un peu comme ce pseudo-universitaire qui frise le racisme nous l'explique dans Le Point au sujet de Fritzl.

Au passage : celui qui écrit ces lignes n'est pas un affreux conservateurs, il n'est même pas catholique et il lui arrive souvent d'enfreindre les règles qui régissent l'Eglise...

Merci à O.S. d'avoir signalé le verbatim sur son compte Facebook.

dimanche 15 mars 2009

"The scottish key" dans un kiosque près de chez vous...

Nos fondateurs ont souhaité greffer l'initiation dont ils étaient porteurs sur cet arbre qui s'appelle la Franc-maçonnerie.
L'histoire générale de la Franc-maçonnerie intéressera donc chaque maçon fut-il rectifié.
Il y a quelques mois paraissait en Belgique un documentaire de grande qualité intitulé The scottish key. Parmi les historiens interviewés par les réalisateurs du documentaire : Dachez, Hamill, etc.
Il se trouve que ce DVD est inclus dans la dernière livraison de l'hebdomadaire l'EXPRESS pour 9,90 eur.
Si vous ne savez pas quoi faire le week-end prochain, précipitez vous sur un exemplaire de l'EXPRESS, jetez l'hebdomadaire :-) et visionnez le DVD.
Autrement, le DVD est disponible ici : http://www.clefecossaise.com/

Robert Amadou : Mémoire éternelle ...

Hier, 14 mars 2009, était le troisième anniversaire de la naissance au Ciel du regretté Robert Amadou. Serge Caillet avait en son temps écrit un In memoriam sur son blog.

La transfiguration selon saint Grégoire Palamas

Le premier dimanche du Carême est celui du triomphe de l'Orthodoxie (victoire des orthodoxes et des catholiques sur les iconoclastes), le deuxième dimanche est celui commémorant saint Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique et Docteur de la Theosis.

Il a laissé d'innombrable textes et de ceux-là nous retiendront l'extrait suivant (Tome hagiorite, PG 150, 132 C in Georges I. Mantzaridis, La doctrine de saint Grégoire Palamas sur la Déification de l'être humain, L'Age d'Homme, 1990, p. 119) :
Transfiguré assurément, non qu'il eût acquis quelque chose qu'il n'avait point, ni qu'il se fût transformé en ce qu'il n'était pas, mais parce que justement il était il s'était rendu visible à ses disciples familiers, leur ouvrant les yeux et leur donnant la vue, d'aveugles qu'ils étaient.

jeudi 12 mars 2009

Une réflexion willermozienne sur le mal, sa nature et sa fin

Willermoz, dans sa réponse à Lajard sur l' "éternité des peines" (déjà évoquée ici) aborde la question du mal, notamment la nature du mal et le moyen d'en finir. Il écrit dans le Cahier D2, feuillet 14 :
Le mal n’est point un être réel, il est l’opposition au Bien, et durera aussi longtemps que cette opposition. Le mal est un enfantement de la pensée orgueilleuse qui l’a conçu et de la volonté mauvaise qui l’a adopté et mis en acte, en s’identifiant avec lui. Le mal est si peu un être réel que si la pensée orgueilleuse qui l’a conçu et la volonté qui l’a adopté, venait à changer, il serait détruit ; le principe du Mal et tous les adhérents professeurs du mal réconciliés par l’abjuration entière de leur égarement et par un repentir expiatoire rentreraient dans le règne de l’unité.
Ces développements s'inscrivent dans le cadre de l'apocatastase (déjà évoquée sur ce blog) défendue en son temps par Oriègne et reprise en plein XVIIIè siècle par Martines et, après lui, Willermoz.

mardi 10 mars 2009

La méthode willermozienne face aux thèses répandues dans le christianisme occidental de son temps

Comme évoqué précédemment sur ce blog, les écrits connus sous le titre de "Cahiers D" ou "Cahiers Doctrine" sont une oeuvre majeure de Jean-Baptiste Willermoz. En travaillant sur les Cahiers D, le Cahier D2 (réponses de Willermoz aux question du Frère Lajard de Montpellier, 1818), un extrait a attiré mon attention. Il permettra de mieux comprendra l'état d'esprit de Willermoz et sa façon d'aborder les questions métaphysiques et théologiques en liaison (et parfois en complément si ce n'est opposition) aux thèses les plus répandues dans le christianisme occidental.

Rappelons que la question de Lajard concerne l' "éternité des peines", sujet qui semble perturber "nos f[rères] nouveaux G[rands] P[rofès]" dixit Willermoz qui écrit ce qui suit (Cahier D2, feuillets 13 et 14, les soulignés sont de Willermoz) :
Gardons-nous par un respect outré pour des expressions consignées dans les livres saints, qui peuvent avoir plusieurs sens, d’être plus sévère que la justice même de Dieu ; car l’intelligence répugne irrésistiblement à penser que le Père créateur de tous les êtres, qui les aime tous de l’amour le plus tendre, qui ne les a émané de son sein que pour les rendre tous éternellement heureux, veuille condamner ceux de ses enfants, que l’orgueil pourra rendre ingrats et rebelles à être éternellement séparés de lui, à le haïr, à le maudire éternellement, sans que sa miséricorde leur ait laissé à jamais aucun moyen de réparation par leur repentir. Non : on le dit, on le répète, on s’efforce de le croire par obéissance à certaines définitions, mais on ne peut le penser sincèrement et d’une manière résolue, tant le contraste est grand avec le sentiment inné et si profondément gravé en nous de la bonté infinie de Dieu.
Au delà de la problématique de l'apocatastase (évoquée précédemment) que Willermoz cherche à prouver dans cet extrait par la complémentarité classique chez lui de la justice infinie et de la miséricorde tout aussi infinie, nous noterons la méthode willermozienne. En effet, lorsqu'il dit : "on le dit, on le répète, on s’efforce de le croire par obéissance à certaines définitions, mais on ne peut le penser sincèrement et d’une manière résolue, tant le contraste est grand avec le sentiment inné et si profondément gravé en nous de la bonté infinie de Dieu", lorsqu'il dit cela, il montre bien que si quelque sentiment inné en l'homme se trouve opposé à un enseignement, aussi établi fut-il, alors c'est "le sentiment inné et si profondément gravé en nous" qui prime sur toute autre définition, sous entendu définition plus ou moins issue du dogme chrétien.

C'est osé, certains diront même que c'est une méthode qu'on pourrait qualifier de protestante. On pourrait également considérer que c'est une façon pour Willermoz de mettre "en pratique" sa croyance fondamentale en cette image divine qui est en nous, qui est gravée en nous, et qui nous met en relation directe avec la pensée divine selon des modalités bien développées chez Martines et que je ne peux développer dans ce billet (peut être dans un prochain...). Rappelons, dans une vision patristique de la relation entre Dieu et l'homme, que ce "sentiment inné" peut être également rapproché de l'inspiration par laquelle le Saint Esprit (troisième personne de la Sainte Trinité) influence la pensée de l'homme.

lundi 9 mars 2009

Le rite "anglais" au Grand Orient de France

Les francs-maçons reconnus par la Grande Loge Unie d'Angleterre ont tendance à avoir une vision très stricte du Grand Orient de France. Lorsqu'en juin 2000 j'ai quitté le sillage de la Franc-maçonnerie dite régulière, le phénomène qui m'a le plus surpris est celui de l'existence de nombreuses loges rectifiées au sein du Grand Orient de France. Plus tard j'allais apprendre qu'en fait il y a aussi un rite anglais pratiqué dans le sillage du GODF.

Ce rite anglais est en réalité une organisation juridictionnelle d'un ensemble de grades fortement implanté en Angleterre :
  • La Maçonnerie de Marque
  • La Maçonnerie de l'Arc Royal
Ces grades dans leurs différentes composantes sont regroupés au sein de ce que nos Frères du GODF appellent l'Ancienne maçonnerie d'York au sein du Suprême Grand Chapitre de l'Ancienne Maçonnerie d'York du Grand Orient de France. La rigueur intellectuelle des Frères qui animent cette Franc-maçonnerie anglaise au sein même de l'obédience française la plus éloignée de Great Queen Street (siège de l'obédience anglaise : la GLUA) est une garantie de sérieux du travail pratiqué dans cette juridiction.

A noter que le Grand Prieuré des Gaules pratique aussi ces degrés "anglais" dans leur variante écossaise sous le nom de Rite d'Ecosse.

dimanche 8 mars 2009

Filiations rectifiées (3)

Il y a quelques mois j'ai publié sur mon ancien blog (version initiale, première mise à jour) un diagramme établissant les filiations des différentes organisations rectifiées existant encore de nos jours. Voici une nouvelle mise à jour de ce diagramme et un rappel de mon texte initial présentant ces filiations. Je remercie à nouveau mon Frère P.N. pour les récentes mises à jour qu'il m'a indiqué.

Le Régime écossais rectifié est l'un des rites maçonniques les plus abordés dans des ouvrages parfois dédiés. Il est aussi celui qui est le moins bien compris. Dans le pire des cas, on continue, comme dans les années 30, à le qualifier de "rite templier". Dans le meilleur des cas on se contente de le qualifier de "rite chrétien". Peu vont au-delà de cette dernière qualification, certes exactes mais insuffisantes.

Le Régime a une caractéristique principale : celle d'avoir une doctrine clairement énoncée dans la classe "qui n'a plus de secret que le nom". Cette doctrine est celle reprise par Willermoz à son maître Martines de Pasqually. Mais même cette référence à Martines ne suffit pas car Willermoz n'était pas, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, un simple plagiaire. Willermoz fut un spirituel comme on en trouve peu dans l'histoire maçonnique et s'il s'est fortement basé sur la doctrine de Martines, il ne s'empêcha pas de la "rectifier" lorsque cela lui parut nécessaire (par exemple, la "Triple puissance" qui n'est pas stricto sensu le ternaire chrétien chez Martines devient la "Sainte Trinité" chez Willermoz).

En-deça de cette doctrine et de sa complexité, l'historien s'intéressera à une autre caractéristique du Régime : son incroyable fertilité structurelle ! En effet, une douzaine d'organisations se réclament aujourd'hui de ce rite en France seulement. Six d'entre elles se détachent par leur présence dans les médias spécialisés (web, publications, etc.) et aussi par le sérieux de leurs travaux et la stabilité de leurs organigrammes.

Face à une telle effusion de juridictions, j'ai établi le diagramme suivant pour mettre un tout petit peu de lumière dans ce "nuage d'inconnaissance" que constitue le monde rectifié contemporain.


samedi 7 mars 2009

Willermoz vous présente... sa classe maçonnique

Jean-Baptiste Willermoz a été l'architecte principal du Convent de Wilhelmsbad qui s'est tenu en 1782 et qui, dans le sillage de celui de Lyon tenu en 1778, acheva de transformer le régime maçonnique et chevaleresque de la Stricte Observance en ce Régime écossais rectifié que nous pratiquons aujourd'hui.

Dans un publication essentielle à qui veut comprendre les conditions dans lesquels le Régime rectifié est apparu (Cahiers verts, Hors-série "Les convent du Régime écossais rectifié", Editions du Simorgh, 2005), Jean-François Var publia différents textes prononcés à Wilhelmsbad. On y trouvera notamment le fameux Préavis de Willermoz dans lequel on pourra lire le texte ci-dessous où Willermoz explique ce que doit être la classe maçonnique de l'Ordre qui naîtra du sein de cette réunion internationale :
La Province d'Auvergne propose que le Régime futur soit divisé en trois classes distinctes, dont deux seront ostensibles dans le Régime, & l'autre ne sera connue que de ceux mêmes qui la composeront, afin que d'une part elle n'excite aucune jalousie, & que de l'autre elle ne soit point exposée à d'importunes sollicitations . Sur ce plan, chacune des classes aurait le nombre et l'espèce de grades relatifs à son but particulier.
La première classe, dite symbolique, resterait composée des trois grades fondamentaux, d’app., comp. & maître, & d'un 4e grade simple ou composé sous la dénomination d'Ecossais , lequel, quoiqu'encore symbolique, commencerait néanmoins de développer un peu le sens particulier dont on serait convenu pour chacun des trois premiers. Cette classe constituerait l’Ordre maçonnique & serait régie par la seconde, car la 3e ou dernière ne devra avoir aucune part ni influence particulière dans l’administration générale du Régime.
La première aura pour unique but l'étude & la pratique des vertus morales, sociales, religieuses & patriotiques, & d'une bienfaisance active qui la rende utile à l’Ordre, aux diverses sociétés & individus qui le composent, & à l'humanité en général[...].
On notera différents points mis en avant dans ce court extrait du Préavis willermozien :
  • Le quatrième grade est bel et bine un grade de la classe maçonnique et n'a pas lieu d'être rattaché à l'ordre intérieur comme cela fut el cas parfois
  • Le quatrième grade "quoiqu'encore symbolique" développe "une peu le sens particulier" des trois premiers grades et on retrouve là une référence à peine voilée à la doctrine martiénsienne (ce "sens particulier" que l'auteur évoque), présente dans les trois premiers grades et pourtant il ne le développe qu' "un peu" car le vrai développement se fait ailleurs
  • Le but de la classe maçonnique est clairement énoncé : "l'étude & la pratique des vertus morales, sociales, religieuses & patriotiques, & d'une bienfaisance active"

dimanche 1 mars 2009

Saint Augustin et la connaissance du bien et du mal


L'Eglise, dans sa grande sagesse, a positionné une commémoration particulière au début de la période dite du Grand Carême, c'est-à-dire celle du jeûne annonciateur de la résurrection. Cette commémoration est celle de l'exil d'Adam.

En ce dimanche de l'exil d'Adam, j'ai trouvé une phrase de saint Augustin (oui, moi aussi je sais citer saint Augustin quand il le faut :-) où la problématique de la connaissance du bien et du mal est présentée assez explicitement :
La préférence de sa propre volonté à la volonté du Très-Haut ne pouvait pas ne pas écraser l'homme sous l'énorme poids de la chute. L'homme en fit l'expérience après avoir enfreint le commandement de Dieu, et cette expérience lui permit de faire la distinction entre le bien de l'obéissance et el mal de la désobéissance. [Augustin, Sur la Genèse 8, 14, PL 34, 384 in Alfeyev, Le mystère de la foi, Cerf, 2001, p.83]
L'illustration est issue de : http://www.almanarah.net/The_Forgiveness_Sunday_2009.html