Bienvenu sur mon Blog

Bienvenu sur le blog d'un Chevalier bienfaisant de la cité sainte. Les billets de ce blog n'expriment que mon point de vue personnel.
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jeudi 30 avril 2009

"Ta vraie patrie"

Le Régime écossais rectifié propose une Règle que les maçons rectifiés doivent de suivre autant que possible dans leur vie de tous les jours. Le premier alinéa du premier article de cette Règle se termine ainsi :
Elève souvent ton âme au-dessus des êtres matériels qui t’environnent, et jette un regard plein de désir dans les régions supérieures qui sont ton héritage et ta vraie patrie. Fais à ce Dieu le sacrifice de ta volonté et de tes désirs, rends-toi digne de ses influences vivifiantes, remplis les lois qu’il voulut que tu accomplisses comme homme dans ta carrière terrestre. Plaire à ton Dieu, voilà ton bonheur ; être réuni à jamais à Lui, voilà toute ton ambition, la boussole de tes actions.
C'est cette Règle et son respect qui font qu'un maçon rectifié est régulier ou ne l'est pas.

Ce que je lis en ce moment (30/04/09)


Guy Chassagnard avait déjà commis deux ouvrages assez intéressant même si des publications équivalentes existaient (Pourquoi et comment devient-on franc-maçon, Petit dictionnaire de la Franc-maçonnerie, tout deux chez Alphée). Il publie ces jours-ci un ouvrage beaucoup plus innovant et d'une grande qualité pour les chercheurs, maçons ou non.

Il s'agit des Annales de la Franc-maçonnerie (Alphée, 2009) où le lecteur trouvera les dates des principaux événements qui ont marqué l'histoire (légendaire ou réelle) de la Franc-maçonnerie. Ces annales commencent en l'an 4 000 avant Jésus-Christ (date biblique de création du monde) jusqu'en 2008 (avec un décompte des effectifs en France et à l'étranger).

Bravo à Guy Chassagnard pour ce travail monumental qui mérite d'être connu et reconnu.

mercredi 29 avril 2009

Incarnation, eucharistie, illumination selon siant Grégoire Palamas


Grégoire Palamas, Métropolite de Thessalonique (XIVè siècle), est le théologien par excellence de la déification, dans la lignée des Pères tels que saint Irénée (IIIè siècle) ou encore saint Maxime le Confesseur (VIIIè siècle). Il écrit :
Puisque le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir son hypostase divine à notre nature, en endossant un corps animé et une âme douée d’intelligence, pour apparaître sur terre et vivre avec les hommes, mais puisqu’il s’unit, ô miracle d’une incomparable surabondance, aux hypostases humaines elles-mêmes, en se confondant lui-même avec chacun des fidèles par la communion à son saint corps, puisqu’il devient un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière, car dans le corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, comment n’illuminerait-il pas ceux qui communient dignement au rayon divin de son corps qui est en nous, en éclairant leur âme comme il illumina les corps mêmes des disciples sur le Thabor ? Car alors ce corps, source de la lumière de la grâce, n’était pas encore uni à nos corps : il illuminait du dehors ceux qui en approchaient dignement et envoyaient l’illumination à l’âme par l’intermédiaire des yeux sensibles ; mais aujourd’hui, puisqu’il est confondu avec nous et existe en nous, il illumine l’âme justement de l’intérieur. (trad. J. Meyendorff, Triades 1, 3, 38)

Dieu s'est fait homme pour que ... selon saint Irénée

La déification de l'homme est un processus détaillé par saint Grégoire Palamas au XIVè siècle, mais en cela il ne fait que prolonger la pensée des Pères qui l'ont précédé et de l'approfondir. Ainsi, on trouve chez saint Irénée de Lyon le texte suivant :
[...] le Verbe de Dieu, Jésus-Christ notre Seigneur, lui qui), à cause de son surabondant amour, s'est fait cela même que nous sommes afin de faire de nous cela même qu'il est est [AH, V, Préface in La gloire de Dieu c'est l'homme vivant, Cerf, coll. "Foi vivante", 2000, p. 67).

mardi 28 avril 2009

Ce que je lis en ce moment (28/04/09)


Je viens de finir en deux soirées le petit livre de l'historien Jean-Marie Salamito (Paris IV-Sorbonne), Les chevaliers de l'Apocalypse (DDB-Lethielleux, 2008), dans lequel il démonte le système Mordiallat et Prieur tel que présenté dans leurs dernière série documentaire intitulé l'Apocalypse et traitant des débuts du Christianisme.

Mordillat et Prieur présente le christianisme des premiers sicèles comme une trahison majeure vis-à-vis de l'enseignement de Jésus. Il serait long de reproduire ici les principaux reproches que fait Salamito au binôme Mordillat/Prieur. Le mieux c'est d'acheter le livre (12 €) et de le lire : chacun sera édifier par la grande manipulation qu'ont mise en oeuvre les deux documentaristes mise en avant depuis tant d'année par une chaîne de télévision qui généralement propose des documents de qualité (Arte, qui propose ici un débat entre les deux compères et l'historien).

samedi 25 avril 2009

Le progrès de l'homme en Dieu selon Saint Irénée de Lyon

Saint Irénée de Lyon, comme après lui Grégoire de Nysse (1, 2), met en avant la notion de progrès dans la vie spirituelle du chrétien :
C'est précisément en ceci que Dieu diffère de l'homme : Dieu fait, tandis que l'homme est fait. Celui qui fait est toujours le même, tandis que ce qui est fait reçoit obligatoirement un commencement, un état intermédiaire et une maturité. Dieu donne ses bienfaits, tandis que l'homme les reçoit. Dieu est parfait en toutes choses, égal et semblable à lui-même, tout entier Lumière, tout entier Pensée, tout entier Substance et Source de tous biens, tandis que l'homme reçoit progrès et croissance vers Dieu. Car, autant Dieu est toujours le même, autant l'homme qui sera trouvé en Dieu progressera toujours vers Dieu : Dieu ne cessera pas plus de combler et d'enrichir l'homme, que l'homme d'être comblé et enrichi par Dieu. (Adversus haereses, IV, 11, 2 ; in La gloire de Dieu c'est l'homme vivant, Cerf, coll. "Foi vivante", 2000, p. 87)

vendredi 24 avril 2009

Saint Syméon le Nouveau Théologien sur la mort et l'immortalité

Syméon le Nouveau Théologien, Hymne 40 in Prière Mystique, Cerf, 2008, p. 90 :
[...] ma mort ignominieuse a été un vêtement d'immortalité et de vraie divinisation pour tous les croyants.

lundi 20 avril 2009

GPDG en France : En construction


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dimanche 19 avril 2009

Le Christ est réssuscité

Durant les matines de Pâques, les fidèles chantent le canon de saint jean Damascène qui dans sa première ode dit :
Jour de la Résurrection ! Peuples, rayonnant de joie. Pâque du Seigneur, Pâque ! Car c'est de la mort à la vie, c'est de la terre au ciel que le Christ nous a fait passer, nous qui chantons cette hymne triomphale.
Purifions nos facultés, et nous verrons le Christ resplendissant de l'aveuglante lumière de la Résurrection, et nous l'entendrons clamer : Réjouissez-vous en chantant l'hymne triomphale.

vendredi 17 avril 2009

La mémoire des souffrances de Jésus selon saint Jean Climaque

Aujourd'hui, l'Eglise orthodoxe commémore le Vendredi saint, jour de deuil où chacun se remémore les souffrances du Christ qu'évoque saint Jean Climaque (l'Echelle sainte, 9e degré) en ces termes :
La mémoire des souffrances de Jésus guérit l'âme de la rancune, tant l'exemple de l'amour de Jésus la rend confuse.

lundi 6 avril 2009

De la relativité du caractère ésotérique des croyances et des pratiques

Dans l'ouvrage Occident, Orient. Parcours d'une tradition (Cariscript, 1988, p. 123), Roberrt Amadou écrit :
Dans l'Eglise d'Orient, c'est-à-dire l'Orthodoxie, on s'aperçoit qu'un certain nombre d'éléments qui appartiennent dans le reste de l'Occident à l'ésotérisme, sont incorporés dans la théologie et dans la pratique : nouvel exemple de l'inhérence de l'ésotérisme. Saint-Martin, par exemple, parle d'un thème qui semble extraordinaire, qui est la "grossesse de l'âme", l'union nuptiale de l'âme avec la Sagesse divine, Sophie. C'est une notion banale dans toute l'Eglise d'Orient, cette idée que l'homme va engendrer le nouvel homme : "Ce n'est pas moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Cette tradition très vivante s'appuie sur toute une liturgie et une vie sacramentelle. Les sacrements ne possèdent-ils pas encore une valeur initiatique ? La proère du coeur, prière à Jésus autant que de Jésus, consiste à prier sans cesse selon l'ordre de l'Apôtre, du moins à y tendre, en usant du pouvoir du Nom, des puissances de la chair, du sang, des images, de l'intellect, ouvrant ainsi les canaux de la lumière. La lumière de l'âme, même en Occident latin, Augustin en a implanté l'idée platonicenne christianisée.

vendredi 3 avril 2009

Définition du mot "Réau" (1)

Le grade ultime de l'Ordre des élus coens de l'univers est celui de Réau-Croix. Le mot "réau" est cité à plusieurs reprises dans l'oeuvre de Martines. Il est donc possible en ayant recours à toutes ces références de définir le mot "réau" et peut être d'en déduire une idée plus précise de ce que pouvait être ce grade dont les textes rituéliques sont aparemment perdus.

Je reproduirais ici, dans plusieurs billets, les différentes références au mot "réau" telles qu'on les trouve dans l'oeuvre de Martines. Et pour commencer ...

Instructions aux hommes de désir, VI, Feuillet 2 (édité par R. Amadou et A. Abiacar) :
[...] l'homme, ou Adam, ou homme roux ou réaux, [...] signifie être rehaussé en gloire spirituelle divine.


Merci à D. V. pour les dites Instructions

mercredi 1 avril 2009

Saint Ignace d'Antioche : commémoration en arabe du 1900e anniversaire de sa naissance au ciel

L'Archidiocèse d'Alep de l'Eglise orthodoxe d'Antioche commémore l'année de saint Ignace d'Antioche. Il propose, sur son site Al Bishara, un reportage video présentant le saint martyr qui était Evêque d'Antioche et qui est également connu sous le nom d'Ignace le Théophore, le porteur de Dieu.

Le reportage est en arabe.