En effet, on sait que les trois premiers grades symboliques instruisent l'homme sur son état premier et sa chute (premier grade), sa situation actuelle et les moyens dont il dispose pour rétablir la situation antérieure (deuxième garde) pour terminer par la fin des choses temporelles (troisième grade). Sur le coup, le maître (de saint Jean) n'est pas nécessairement conscient de ce cheminement a-temporel qu'on lui fait vivre symboliquement...
Le Maître écossais de saint André, lui, a droit dans son instruction finale, à une explication des trois grades ce qui rend l'affaire un peu moins symbolique. Il a aussi droit, tout au long de sa réception en loge écossaise, à un condensé de ce qui est détaillé dans les précédents grades :
- il est dans un état déchu, état de délabrement avancé
- il a les moyens de se reconstruire temple de Dieu et si cette reconstruction est bien réalisée avec la foi (épée) et l'amour (truelle) alors Dieu se rend présent dans ce temple réédifié
- et cette présence effective rend l'homme capable de se relever de son état déchu, cet état dont la mort est la caractéristique majeure, l'homme est ainsi, à nouveau, vivant
- et une fois revivifié, l'homme est face à son Dieu, face à celui sans le sacrifice duquel toute cette démarche ne pouvait aboutir
De ce processus en quatre étapes, on peut tirer deux conclusions importantes :
- chacun est appelé à réaliser effectivement ce processus et pas uniquement symboliquement car "les symboles ont disparu, comme on vous l'avait annoncé" (Rituel de MESA, 1809)
- ce processus a été initié par le Christ lui-même qui a suivi cette démarche en quatre étapes (toute choses égales par ailleurs) un peu comme un éclaireur ouvre la voie au gros de la troupe (si vous me passer l'expression), on comprend mieux alors l'importance de la foi en ce Verbe incarné (Règle maçonnique, art. 1, al. II) sans laquelle rien de tout cela ne serait possible


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